31.01.2012

Le pont gallo-romain du village "Les Thons"

A proximité de la commune appelée « Les Thons »  dans la plaine des Vosges à proximité du  lieu-dit « la corvée », un pont d’origine gallo-romaine enjambe un ruisseau nommé « Ru du haut fer » ou « l’Iches ». Le cours d’eau qui passe sous « Le pont romain » servait de frontière  jadis entre le diocèse de Besançon et le diocèse de Toul, et à l’époque  romaine et  celtique,  la cité des Leuques et la cité des Sequanes. Une voie romaine semblait passer par ce pont dont certains éléments  de pavage sont encore visibles. La construction d’une route moderne  à proximité, fit de  la veille voie romaine un chemin de campagne, ce qui  permis de protéger le pont de la modernisation et de l’usure. Malgré son apparence de  petit pont de campagne la préservation de cet ouvrage antique plusieurs fois millénaire est exceptionnelle. La volonté des habitants du village de préserver cet héritage  permis la restauration du pont en 1983.  J.E

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22.07.2011

Gautier d'Epinal

Gautier d’Epinal était un Chevalier Vosgiens auteur d’une vingtaine de chansons d’amour, composées pour la majorité durant le deuxième quart du 13ème siècle. Il eut pour protecteurs plusieurs seigneurs  Lorrains. On dispose  de peu d’information sur cette personne qui est cité par de nombreux dictionnaires ou encyclopédie sur la musique. Certains le désignent comme l’inventeur du changement de modes. Avec lui la chanson cesse d’être une longue monotonie. L’identification de ce trouvère a considérablement évoluée depuis les dernières décennies du XIXe siècle. D’abord il a été cru noble du 12eme siècle, d’autres le reconnaissent finalement en Gautier V d’Épinal qui  fut seigneur de Ruppes. Gautier est issu d’une famille vosgienne puissante, attestée dès le XIe siècle, et « d’Épinal » était porté en vrai nom. Jusqu’à ces dernières années, cette solution a été admise par la totalité des gens intéressés. Les dates de sa vie ont été établies en conséquence : (1205 ou1230) – 1272), tandis que son activité artistique a été placée dans le second tiers du siècle. Gauthier d’Epinal figure dans une vingtaine de chartes des comtes de Vaudémont et de l’évêque de Toul dont il était vassal, et du comte de Bar. Ayant vécu dans une régions à l’histoire tourmenté Gautier d’Epinal demeure fort peu connue. Combien de Vosgiens le connaissent réellement ?

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troubadour 13eme siècle
 



 J.e

 

20.06.2011

Le symbole des trois lièvres.

 

Parmi tous les symboles mystérieux, il y en a un dont les origines remontent à la nuit des temps et que peu de gens connaissent. C’est le symbole des trois lièvres. Recensé essentiellement en Europe et en Asie, on compte environ 150 motifs des trois lèvres, en majeur partie sur des édifices religieux. Les origines mystérieuses de ce symbole seraient d’après beaucoup de sources d’origines asiatiques. Une théorie parle d’une transmission d’Asie en Europe par la route de la soie. Il est vrai que les plus anciennes représentations (7eme siècle) seraient originaires de Chine. Mais une coupe de libation portant le motif aux trois lièvres fut découverte dans la Seine et daterait du 1ersiècle AP. JC, ce qui fait d’elle la plus ancienne représentation répertoriée et de plus située en occident.

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chapelle de Thélouze


 

La forme de ce symbole est proche du fameux triskell celtique et a des points communs tels que le mouvement de rotation, la division en trois parties. La signification doit être multiple et différente selon les régions  et les cultures (trinité, roue du temps, fertilité, tripartition etc.).Le plus énigmatique dans cette histoire réside dans le fait que ce symbole d’origine païenne se retrouve dans des lieux de cultes monothéistes comme les églises et les synagogues.

 

En Europe du nord c’est à l’époque médiévale que l’on voit apparaitre abondamment le plus de motifs aux trois lièvres. On en retrouve dans les églises en Angleterre, Allemagne, Suisse, l’Est de la France. Les trois lièvres en déplacement se partageant leurs oreilles étaient un motif prisé dans l'architecture de la Lorraine méridionale au XIIIème et XIVème siècles. Dans les Vosges on en trouve à Hennecourt, Joxey, Charmoix l’orgueilleux,Thielouze,Naymont, Xertigny. Le symbole devait avoir dans les Vosges une signification chrétienne mais teinté d’anciennes croyances païennes, finalement un peu à l’image de la spiritualité des vosgiens de l’ancien temps. Certains de ces symboles furent moulé est conservés au musée départementale.  j.e

 

25.08.2010

Le culte de Saint-Elophe

Soulosse-sous-Saint-Elophe est une commune de l’ouest vosgien regroupant plusieurs villages : Fruze, Brancourt, Saint-Eophe (situé sur un plateau calcaire dominant la vallée du Vair) et Soulosse (point de passage naturel de l’ancien axe antique Lyon-Trèves passant par Tullum(Toul) et Dovidurum(Metz). L’appellation de cette commune provient de son passé gallo-romain ou saint-Elophe oppidum gaulois se désignait « Solimariaca », et Soulosse (Solicia)  relais routier crée par les Romains autour d’un point de passage enjambant le Vair.

 

Une tradition populaire révèle que cette communauté aurait connu durant l’époque gallo-romaine une noble famille dont serait issu Saint-Elophe. Cet homme se particularise comme étant un martyr « céphalophores ». En français, une personne décapitée et portant ça tête.

 

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Saint-Elophe 

 Une légende chrétienne prêtant qu’un diacre nommé Elophe aurait fait fuir le démon qui aurait séduit la population. Suite à cet acte des centaines de païens se convertir au christianisme et les idoles furent brisées. Avertit de cela Julien l’Apostat prit la route de Solimariaca. Une fois sur les lieux il demanda à Elophe d’adorer les dieux immortels sous peine d’être décapité à l’instant même. Elophe répondit qu’il préférait mourir pour la vie éternelle et un bonheur sans limite plutôt que de vénérer les faux dieux. Le tyran lui proposa honneurs et richesses parmi sa cours mais le Saint refusa de plus belle. Condamné à mort il lui fut accordé l’ultime faveur de choisir le lieu de sa sépulture. Elophe montra une colline, et l’instant d’après sa tête fut tranchée. Mais l’inimaginable se produit. Elophe se leva et prit sa tête entre ses mains. Muni de son bâton le saint commença son ultime périple en direction de la colline. Durant la monté Elophe frappa de son bâton une roche d’où jaillit une source aux vertus magiques, qui de nos jours est entourée par une crypte. Après une grande confusion Julien l’Apostat envoya ses hommes à ses trousses. Mais le Saint trouva refuge dans une roche qui s’ouvrit et le dissimula du regard de l’ennemi qui fit demi-tour. Une fois sauf, le martyr continua sont ascension jusqu’au sommet ou il se reposa sur une pierre qui devint molle sous son poids et permit de lui offrir un siège. Son corps fut ensevelit non-loin et les chrétiens se hâtèrent d’élever un oratoire qui devint lieu de pèlerinage.

  

 Cette légende se situe dans un contexte de lutte religieuse. C’est une propagande de la victoire des chrétiens sur un ensemble de croyances aux origines celtiques. On remarque que la légende fait largement référence à de grand thèmes de la mythologie celtique.

 

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La tête : Elle est la « demeure » de l’âme et symbolise la valeur guerrière ainsi que la fonction royale. Pour un celte décapité son ennemi était une manière de s’approprié son énergie vitale. Mais parfois c’est la tête des ancêtres ou peut-être des héros qui faisaient l’objet d’un culte. Des têtes sculptées sont situé à différents endroit de l’église de Saint-Elophe.

 

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L’église de Saint-Elophe sur sa colline

La colline : Un texte gallois parle d’une colline blanche « cwymryn » ou serait enterré la tête de Bendigeit Vran. En Irlande on dit que la tête du héros « Cuhchulain serait enfoui sous la colline de « Tara » capitale mythique des celtes d’Irlande.

  

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La chair de saint-Elophe

Le trône de pierre : La pierre est le symbole typiquement celtique de la souveraineté. En Irlande la pierre de « Fal » provenant de l’ile de folias désignait par un cri le roi d’Irlande. En Ecosse la pierre de « Scone » est la pierre ou les rois écossais se faisaient consacrés. La « chair » de Saint-Elophe qui est aujourd’hui dans une chapelle du cimetière du village, serait-elle une pierre de souveraineté celtique ?

  

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La fontaine dans une crypte

 N’étant pas scientifique je ne fais que des hypothèses bien sur. Mais c’est justement se mélange de réalité historique et d’imaginaire qui me fascine dans les légendes de ma Lorraine natale.    J.E

06.07.2010

La pierre de Saint Bozon

Il y avait à Bouzemont au lieu dit « la fontaine des prêtres » une pierre borne appelé « pierre de Saint Bozon ». Celle-ci fut découverte en 1876 par Félix Voulot, elle est aujourd’hui conservée au musée départemental d’Epinal. Elle mesure 1,29 m de hauteur et fait 0,97 m de circonférence, surmontée d’un bourrelé dont le centre creusé et de 20 cm de diamètre lui même entourée de 5 cupules. Autour du monument des cavités furent creusées en demi-cercle de 1 m à 2 m de profondeur. L’origine antique de cette pierre qui serait un « autel borne phallique gaulois » est fort probable comme le montre la découverte de vestiges celtiques et gallo-romains.

 La légende :

Une tradition populaire évoque un litige opposant les habitants du village de Bouzemont à ceux de Circourt au sujet de l’emplacement d’une église qu’ils voulaient construire. La question fut soumise à Saint-Bozon qui prit une énorme pierre et la lança depuis Bouzemont en direction de Circourt. Une fois la pierre au sol, il la reprit pour la lancer de Circourt à Bouzemont. La pierre tomba les deux fois vers Bouzemont, ou y fut construit l’église à la satisfaction générale. Le saint laissa d’ailleurs sur la pierre les empreintes de ses doigts.

 Le personnage principal de cette légende serait d’après la tradition, un chef de guère nommé Bozon qui aurai vécu au  7eme siècle. Il fut à l’origine du nom de Bouzemont (Bosonis mons en 1065). Mais les « lanceurs de mégalithes » sont recensés  dans le folklore Français et trouvent racine dans des croyances beaucoup  plus anciennes. Ainsi le lanceur de pierre peut-être assimilé aux divinités célestes tel que le Taranis celte, le Donar germain ou le Jupiter romain, qui frappaient par la foudre ou la pierre. La massue ou la pierre symbolisent la puissance créatrice et destructrice de la divinité céleste. Une manifestation climatique comme  la foudre pouvait être interprétée comme un courroux ou une décision divine. D’où peut-être la crainte qu’avaient les celtes des manifestations de la nature. La fonction de borne permit à la roche de traverser les siècles sans profanation, elle fut utilisée notamment comme point de ralliement lors des conflits ou pour les chasses comme l’atteste une charte de 1481.

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02.05.2010

Le Gymnase vosgien

Grace à la protection du duché de Lorraine, Saint-Dié connaît au 16eme siècle un essor intellectuel et artistique important. Un chapelain du duc de Lorraine, chanoine passionné d'astronomie et de géographie, appelé Gauthier Lud et à l' origine d'un cénacle d'érudits et d'une maison d'édition. Historiens, poètes, géographes, latinistes et hellénistes s'y côtoient en un lieu appelé « gymnase vosgien ». Ces hommes sont passés à la postérité par la publication en 1507 d'un atlas avec une plaquette « Cosmographiae Introductio », ou on y propose d'appeler « Amérique » (en l'honneur d'Amerigo Vespucci) le continent dernièrement découvert. C'est ainsi que fut baptisé l'Amérique. Parmi ces savants on retrouve Gauthier Lud, Nicolas Lud, Martin Waldseemuller, Mathias Ringmann, Jean Basin. Au colophon de cet ouvrage Gauthier Lud écrivait : "Il est, dans les Vosges, un lieu connu du monde entier ayant pour nom ton nom, ô Saint-Dié".

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Vautrin Lud

23.02.2010

Le menhir de Raon-l'Etape (Pierre Borne)

Le menhir de « Pierre Borne » est un monolithe en granite rose de 3,25 mètres de hauteur. Situé à Raon-l'Etape (ferme de Maladrie) à la frontière des départements des Vosges et de Meurthe-et-Moselle, il est classé monument historique depuis 1924. Il est considéré comme l'un des plus beaux menhirs de Lorraine. Dominant la vallée de la Meurthe, son nom de « pierre borne » semble indiquer qu'il a servit de frontière de tout temps. Il servit de frontière entre les terres de l'évêché de Metz et celle de l'Abbaye d' Etival, lui évitant d'être détruit par les extrémistes religieux. Plus récemment, entre le département des Vosges et de la Meurthe jusqu'en 1871.

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30.12.2009

Vosges terre d'Europe


Je me suis amusé à faire une petite vidéo sur des lieux que j'ai visité dans les Vosges lors de randonnés. Ces lieux à la fois magiques et historiques sont pour moi une part d'identité ancestral pour les vosgiens ainsi que les amoureux des vosges.

02.12.2009

Varin Doron

La fin du 15eme siècle correspond pour la Lorraine indépendante au règne du Duc René 2. Cette époque se caractérise par la guerre opposant la Lorraine à la Bourgogne de Charles le Téméraire. L’ambitieux duc d’occident convoitait ce pays de Lorraine afin de faire la jonction entre les deux parties de son duché, et ainsi créer un état qui irait des Flandres à la Suisse. Conscients de la menace Bourguignonne, le jeune duc de Lorraine se retourna vers le roi de France Louis 11 qui en maitre fourbe lui laissa croire à un soutien militaire du royaume de France. Le jeune duc de Lorraine inexpérimenté et fort de ses promesses de soutien, déclara la guerre à la Bourgogne en 1475. Des lors Charles le Téméraire avança avec une armée forte de 50000 soldats. Malheureusement la lorraine est abandonnée par la France laissant les lorrains seul face à l’invasion non sans résistance.

 

 

 

 Malgré l’invasion, le pays de Lorraine n’était pas totalement soumis. Bruyères fut parmi les premiers secteurs à lutter face au joug étranger, en la personne d’un bourgeois nommé Varin Doron. Dépeint comme un « gros bonhomme » par les chroniques lorraines, il s’était aperçut que les Bourguignons allaient chaque jour à la même heure en l’église de Bruyères pour la messe. Et que durant ce moment les soldats ennemis n’étaient pas vigilants, les exposant à une embuscade. Sans hésitation le bourgeois alla rencontrer le duc de Lorraine réfugié à Strasbourg pour lui expliquer la situation. Convaincu par le vosgien, le duc mis à sa disposition une troupe de lansquenets allemand sous les ordres du capitaine Harnexaire. Après plusieurs jour de marche la troupe stationna dans la forêt des environs

 de Bruyères en attendant la nuit pour se dissimuler dans la maison de Varin Doron. Le lendemain lorsque les Bourguignons étaient en prière, le capitaine Harnexaire les entoura avec les lansquenets et des habitants du secteur, et par intimidation les força à se rendre ainsi que la troupe du château. La troupe se rependit dans le coin  et avec l’aide de la population libera plusieurs ville des environ comme Saint-Dié, Arches et d’autres. Pour son courage et son patriotisme Varin Doron fut anoblit et nommé à perpétuité sergent des prévôtés d’Arches et de Bruyères par le duc de Lorraine. Plus tard les Bourguignons tenteront de reprendre Bruyères mais la garnison soutenue par les villageois de Laveline repoussa l’envahisseur. René 2 anoblit les habitants de Laveline pour le dévouement dont ils firent preuve.

J.

 

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armoirie de Laveline offert par le duc de Lorraine René 2

02.11.2009

Tombe à char de Marainville-sur-Madon

A Marainville-sur-Madon au lieu dit « Sous le chemin de Naviot », fut découvert par G.Sivadon en 1977 un tumulus celtique. Celui-ci composé d’une chambre funéraire de bois recouvert de blocs de pierres et de masses limoneuses, mesure 40 mètres de diamètre pour un mètre de hauteur est un volume de 628 m3. L.Olivier reprend les fouilles de 1986 à 1988. La chambre funéraire abritait la dépouille d’un haut personnage, surement issue de l’aristocratie guerrière. De grande taille pour l’époque avec 1.78 m il est décédé dans la force de l’âge entre 20 et 40 ans. Le défunt était étendu sur un char à quatre roues de type « Erchenbreichweiler ». Il y avait à proximité de lui le long de sa jambe droite une épée type « Mindelheim », avec un pommeau d’ivoire avec incrustations d’ambres. A coté du char, au nord-est de celui-ci on trouve un service à boire comprenant un chaudron en bronze originaire de la méditerranée ainsi qu’une coupelle de bronze et des harnachements de chevaux. A quelques mètres de cette tombe fut inhumée des années plus tard une petite fille avec deux bracelets de bronze portant à son cou un torque. Les sépultures à char son typique du secteur et de la période de l’Hallstatt(6eme siècle av.jc) et témoigne d’une aristocratie puissante enterrée avec faste.

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