23.07.2008
Entrevue de Plombière-les-bains
Belle cité thermale des Vosges, Plombière-les-bains a vue passer de grands noms tout au long de sa longue histoire, Stanislas Leszczynski dernier duc de lorraine, Montaigne, Joséphine de Beauharnais et d’autres encore. Mais un évènement peu connue mais d’une importance capitale eu lieu dans cette ville. En effet, il y a 150 ans le 21 juillet 1858 l’empereur Napoléon 3 rencontra lors d’une entrevue Camillo Benso compte de Cavour et ministre du roi Victor Emmanuel 2 du Piémont. Cette entrevue aboutie au soutien militaire de la France en faveur du Piémont dans le conflit qui l’oppose à l’Autriche. Après la victoire de Magenta en 1859 l’Autriche cède la Lombardie au Piémont et commencent ainsi l’unification de l’Italie. En 1861 à Turin, le parlement proclame Victor Emmanuel roi d’Italie. En contre partie de son aide, la France étant son empire en prenant possession du compté de Nice et de la Savoie.
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10.07.2008
L'imagerie d'Epinal

C’est en 1796 que Jean-Charles Pellerin cartier dominotier, lance à Epinal une fabrique d’impression. Depuis son petit atelier de la rue Léopold Bourg, il donne naissance à la future Imagerie d'Épinal. Le tirage des images s’effectuait à l’époque à l’aide d’une presse dite de Gutenberg par gravure sur bois. Une fois l’expression des traits réalisée le dessin est colorié au pochoir donnant vie à l’image.
Peu de temps après arrive la Stéréotypie. On moule le bois gravé puis on le reproduit sur une matrice de plomb ou d’éteint. Ensuite la finition s’exécute avec la méthode du pochoir à main.
En 1820 arrive une nouvelle technique que l’on appel la Lithographie. La pierre lithographique détrône la gravure sur bois pour changer le style des dessins avec des traits plus fin et plus de détails.
En 1897 l'Imagerie construit de nouveaux ateliers et, pour répondre à des requêtes toujours accrue, fait également fabriquer une ingénieuse machine à colorier : L’aquatype. Qui permet la pose de 9 couleurs différentes avec 9 pochoirs pour une capacité maximale de 500 images/heure.
Les premières images produites étaient religieuses comme par exemple les représentations de Saint-Nicolas figure emblématique de Lorraine. Par la suite on imprime des images sur les contes, les légendes, des chansons, les personnalités du duché. On pense ainsi à des gravures célèbres comme le chat botté, Cadet Roussel, le petit chaperon rouge et beaucoup d’autres. L’imagerie se diversifie avec des images à découper, des bandes dessinées sans oublier les fameuses devinettes d’Epinal. C’est grâce aux colporteurs que l’imagerie d’Epinal connaît sont heure de gloire. Ainsi ces hommes parcouraient les villages vosgiens pour faire connaître l’imagerie et assurer une distribution populaire .La réputation croissante de l’imagerie d’Epinal permet des éditions dans différentes langues. Sa notoriété la fait rentrer dans la langue française avec l’expression « image d’Epinal » pour désigner des banalités ou des clichés naïfs.
Durant le 20eme siècle la fabrique va subir une lente et terrible descente aux enfers aboutissant au dépôt de bilan. Mais en 1984 une cinquantaine de Spinaliens décident de s’unir pour recapitaliser l’imagerie et faire renaitre ce patrimoine lorrain.
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30.06.2008
Les monts Faucilles
Les monts Faucilles désignent une chaine de collines située au sud du département des Vosges. Cette série de collines commence du plateau de Langres et s’étend sur la partie sud du département qu’on appel la Vôge. Les monts Faucilles forment un véritable demi-cercle dans lequel on dénombre plusieurs thermes comme Plombière-les-Bains, Bourbonne-les-Bains(Haute-Marne), Bains-les-Bains et d’autres encore. De basse altitude les monts faucilles ont pour point culminent le Ménamont (475m).C’est d’ailleurs à proximité de celui-ci que naissent deux fleuves, autrefois sacré dans l’antiquité. La Saône un affluent du Rhône et le Madon un sous-affluent du Rhin. Le massif marque la ligne de séparation des eaux de pluie. Ainsi toutes les eaux de pluie tombant d’un côté vont se jeter dans la mer du Nord et celles tombant de l’autre vont se jeter dans La mer Méditerranée. La forte présence d’ossements et de pierres taillées retrouvées le long des crêtes, attestent de la présence de chasseurs cueilleurs préhistoriques. Il semble que les collines permettaient aux hommes de la préhistoire de suivre les différents déplacements des troupeaux des mammifères de l’époque. Les quelques pierres et roches mégalithiques présente dans le massif sont la preuve de grandes pratiques religieuse durant l’époque néolithique et jusqu’à l’époque celtique. Depuis longtemps Les monts Faucilles furent une frontière naturel qui dans l’antiquité celte séparait le peuple Leuques au nord (gaule Belge) du peuple Séquane au sud (gaule celtique). Beaucoup plus tard les monts Faucilles seront une sorte de porte sud de la Lorraine. J.e
23:42 Publié dans Histoire, culture et identité vosgienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vosges, monts faucilles, madon, saône, vôge
06.05.2008
La vosgienne
La vosgienne est une race bovine issue du massif des Vosges dont elle tire son nom. Elle est arrivée avec les mercenaires suédois durant la guerre de trente ans au 17ème siècle. C'est naturellement qu’elle s’adapte au massif granitique et au climat des Vosges ou elle y a trouvé un terroir semblable à la Scandinavie. C’est en 1928 que le livre généalogique est ouvert.Comptant jusqu'à 125 000 bêtes au début du XXe siècle, les deux guerres mondiales vont sensiblement réduire ce nombre au point que la race cessa d'être reconnue en 1947. Des races comme la Montbéliarde l'ont alors peu a peu fait disparaître. La pression de races laitières ou bouchères plus productrices l'a repoussé sur les hauts pâturages. Le troupeau de vosgiennes s'établissait aux environs de 3 000 têtes au début des années 1970. En 1971, du sang de la race norvégienne télémark a été introduit. Le plan de relance a été décidé en 1977. Il a permis son maintien et fait progresser les effectifs jusqu'à plus de 8 500 têtes et sa réinscription au Catalogue officiel des races de vaches. Ses défenseurs étaient persuadés qu'il serait catastrophique de perdre une aussi bonne fromagère, qui sait se contenter des pâturages difficiles du massif vosgien.
On reconnaît la vosgienne à la bande blanche plus ou moins régulière couvrant son dos ainsi que son ventre. C'est un caractère hérité des vaches suédoises que l'on retrouve chez les bovins du rameau nordique. Ses cornes courtes en croissant sont recourbées vers le haut. Elle est de taille moyenne : 135 cm au garrot pour un poids moyen de 600-650 kg pour la vache et 800 kg pour le taureau. C'est une race classée mixte, donnant un lait de grande qualité et en quantité respectable (environ 4 400 kg par an). Ce lait est à la base des fromages munster. C'est une race d'une rusticité remarquable : peu sensible aux changements de température, elle s'accommode des reliefs difficiles et des fourrages grossiers; marcheuse robuste elle est parfaitement adaptée à la montagne. Son identité de montagnarde européenne lui doit également d'avoir très souvent une magnifique cloche autour du cou.
J.E
01:09 Publié dans Histoire, culture et identité vosgienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : races bovines, la vosgienne
04.05.2008
Le Houéran

Des témoins le décrivaient comme un géant à la longue barbe rousse et hirsute, portant un chapeau noir à bords rabattus. Il avait les jambes et le torse d’un bouc et ses yeux flamboyants. Son postérieur était celui d’un bouc dont les cornes servaient à s’assoire près du feu !? Il possédait le pouvoir de prendre avec ses mains des tisons ardents qu’il lançait à plusieurs centaines de mètres. A son approche, les chapardeurs de bois s’enfuyaient à toutes jambes craignant ce cousin des démons, sorciers et autres sotrés qui peuplaient le massif vosgien. Ce monstre dont le principal rôle était d’effrayer les détrousseurs de bois, était sans doute une invention de quelques gardiens qui comprenaient que la peur d’un être mystérieux était plus dissuasive que celle du « gendarme » !!
J.E
23:04 Publié dans Histoire, culture et identité vosgienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : légendes, houéran, vosges d'abord, vosges, traditions vosges, légendes vosges
25.03.2008
La bataille de Bulgnéville
Bulgnéville ,petit bourg de l’ouest vosgien, fut en 1431 le théâtre d’une bataille opposant René d’Anjou duc de lorraine au compte Antoine de Vaudémont. Ce dernier est le neveu de l’ancien duc Charles II, et par cette parenté refuse toute allégeance à René. Des lors une guerre de succession va opposer les deux hommes.
Pour cela René d’Anjou va réunir des soldats de Lorraine, du Barrois ainsi que des troupes formées en Bavière, soit 12000 hommes. Parmi ses alliés on compte le capitaine Barbezan envoyé par le roi de France. De son côté Antoine de Vaudémont réunit une armée composée de quelques lorrains, de bourguignons commandés par le maréchal Toulongeon, d’aventuriers anglais et picards, soit 6000 hommes. Pour en finir le duc de lorraine décide d’attaquer Vaudémont la capitale du compte Antoine. Forts de leur artillerie les lorrains cernent la place forte malgré une forte résistance et empêchent tout mouvement de troupe. Le comte de Vaudémont qui cherchait des alliés en Flandre revint en toute hâte à Joinville, ou son épouse la comtesse d’Harcourt avait en son absence réuni des renforts. De son côté le maréchal Toulongeon avec ses troupes bourguignonnes attaque et ravage le barrois terre du duc René. Celui-ci se sent obligé d’intervenir et laisse le commandement du siège à Hennement de Lenoncourt. L’armée lorraine part en Barrois et libère le pays des pillards. Voyant l’avancé rapide de René d’Anjou, le compte de Vaudémont et le maréchal feignent une retraite afin d’attirer le duc dans un lieu avantageux. Ils s’arrêtent le 29 juin à proximité de Bulgnéville et du ruisseau de l’Anger sur un emplacement favorable en position de bataille. L’armée de René excédait celle du compte Antoine, au point que les bourguignons pensaient à une retraite vers la Bourgogne pour y chercher des renforts. Mais les troupes de lorraine arrivent à l’horizon. Les anglais influencèrent Vaudémont pour une bataille sans cavalier avec seulement fantassins et archers. Les hommes de Vaudémont creusèrent un fossé autour du camp et installèrent des pieux et des chariots pour protéger les archers, les arbalétriers ainsi que l’artillerie. (Tactique anglaise lors de la guerre de 100 ans)
Arrivé sur les lieux, René décide tout comme la plupart des seigneurs lorrain de porter une attaque éclaire et massive. Seul Barbezan, capitaine d’expérience, juge le camp inattaquable. Mais sous la pression il accepte et demande à être au devant de l’armée.
C’est au matin du 2 juillet 1431 que débute la bataille, les deux armées sont en place et chaque adversaire motive ses troupes, lorsqu’un incident peu commun arrive. L’apparition d’un cerf qui, sorti des forêts voisines s’arrête brusquement entre les deux armées, les observe un temps puis s’enfuit dans les rangs lorrains, ce qui provoque le désordre. Voyant cela le duc ordonne l’assaut de ses 12000 soldats. Le compte de Vaudémont et ses hommes le prirent comme un présage de dieu. Le choc est rude et les lorrains percent les défenses d’Antoine de Vaudémont mais chaque armée maintient sa position. Les pieux et les chariots sont abaissés pour permettre à l’artillerie et aux archers anglais de pilonner de front l’armée ducale, massacrant les lorrains sous une pluie de projectiles. Les fantassins anglais et bourguignons profitent du désarroi adverse pour attaquer les flancs de l’armée de Lorraine l’empêchant de se protéger de l’artillerie de Vaudémont. Dans cette déroute Barbazan (âgée de 71 ans !!) combat avec courage mais il est atteint d’une flèche à proximité de l’Anger. Il est probable que Barbazan mourant a été transporté à Bulgnéville dans la rue qui porte aujourd’hui son nom. Le duc René qui combat avec vaillance est obligé de se rendre voyant ses derniers hommes massacrés. C’est une victoire inattendue du comte Antoine de Vaudémont qui fit entre 1200 et 3000 mort dans le camp du duc et seulement 400 morts pour Vaudémont. Antoine pense avoir gagné le duché mais plusieurs mois après, l’empereur Sigismond du Luxembourg s’y opposa. Quant à René il est emmené par le maréchal Toulongeon à Dijon comme prisonnier jusqu’au règlement d’une rançon. Plus tard René d’Anjou laissera tomber la lorraine, car par l’héritage de son frère, il deviendra roi de Sicile, roi de Jérusalem, comte de Provence et duc d’Anjou.

Seul vestige de la bataille, une stèle située sur le pont Barbazan à proximité de Bulgnéville, rend hommage au courageux capitaine.
J.E
23:08 Publié dans Histoire, culture et identité vosgienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la bataille de bulgnéville, barbesant, bulgnéville
30.01.2008
La guerre de 30 ans en Lorraine!
L’histoire de la lorraine n’a jamais été raconté dans nos écoles, surtout la terrible période de la guerre de 30 ans. La guerre de 30 ans est une suite de conflits armés qui ont déchirés l’Europe centrale de 1618 à 1648. Aux environs de 1630 la Lorraine située entre la France et l’empire germanique est politiquement neutre, mais le duc Charles 4 se tourne vers l’empire se qui provoque sans déclaration de guerre l’arrivée des français et de hordes de mercenaires. En 1633 Nancy est assiégée et capitule après quelques coups de canons. Pendant plusieurs années les armées de Lorraine et de France vont s’affronter laissant le pays à l’état de ruines. Le duc de Lorraine sortira même du duché pour combattre les alliés du roi de France.

En 1661 le duc rentre en lorraine mais sous certaines conditions imposées par la France : destruction des remparts de Nancy, construction d’une route à travers la lorraine pour que les troupes françaises puissent se rendre en Alsace. Cette partie sanglante de l’histoire du duché, a permis le rattachement par la force de la Lorraine à la France. Au prix d’une population exterminé de plus de 50% par les français, les mercenaires suédois (payé par la France ), la famine et la peste. Sachant que la lorraine était peuplé d’environ 500000 habitants ont pourrait désigner des mots plus forts que « massacre » pour cette période. Plus d’une soixantaine de villages furent rasés de la carte avec son lot de destructions et de charniers que l’on n’a cessé de retrouver jusqu’à nos jours. Imaginez-vous lors d’un chantier retrouver les restes de femmes et d’enfants enterrés sous plusieurs décimètres de cendres et de terres !
Le sol lorrain est un immense cimetière ou reposent nos ancêtres qui ont été massacrés sans savoir qui les assassinait. Tout ceci commandité par le roi de France et par un homme qui haïssait la Lorraine le cardinale Richelieu. Homme d’église qui n’hésitait pas à venir en personne sur les lieux de bataille et qui s’était fixé pour but la destruction de toutes les places fortes du duché de lorraine. Le plus bel exemple est la cité de la Mothe , forteresse régulièrement assiégée par la France pendant dix ans. L’une des volontés de Richelieu avant de mourir fut que la cité de la Mothe soit détruite et démonté pierre par pierre. Chose qui sera faite après la capitulation des lorrains trop peu nombreux faces aux 10000 français et leur artillerie. Malgré la perte de la moitié de la garnison les lorrains sortirent avec armes, bagages et la fierté de porter les étendards de lorraines!
De nos jours la place de la Mothe symbole de la résistance lorraine n’est même plus en lorraine ! De plus la France n’a jamais fait de monument ou la moindre allusion aux morts de cette période (repentance ? c’est à la mode en ce moment !). Le plus inquiétant dans tout cela c’est que la population lorraine n’est même pas au courant de sa propre histoire, il n’y a d’ailleurs aucune revendication régionaliste alors que la lorraine était un état qui fut longtemps sous l’influence germanique. Elle est devenue française largement après des régions qui se réclament nation. Pire, la lorraine est devenue française seulement une vingtaine d’années avant la révolution.
J.E
source:-internet
-SOCIETE HISTORIQUE ET ARCHEOLOGIQUE DE LA MOTHE.
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14.01.2008
Vosges terre de sorcières
Contrairement à se que l’on croit, le moyen age n’était pas la grande période de la chasse aux sorcière (le diable était surtout moqué et caricaturé à cette période). C’est pendant la renaissance que la chasse aux sorcières commence réellement. On compte pour l’Europe centrale près de 50000 exécutions. Cette pratique succède à la veille tradition du « bouc émissaire » consistant à choisir un coupable aux problèmes touchant la communauté.
En effet les guerres de religions ont mis l’Europe centrale à feu et à sang et la lorraine ne cesse d’être traversé par des armées. De son côté, l’église craint une remise en cause de ses privilèges et détourne l’attention des manants en se servant du diable et des ses prétendus suppôts comme exutoires. De 1544 à 1634, les Vosges vont subir une grande répression contre les sorcières. Nicolas Rémy procureur général de lorraine et ennemi des sorcières a avoué avoir fait exécuté près de 800 personnes accusées de sorcellerie. On parle de 2700 affaires rien que dans les Vosges. Dans la Vologne on parle de guérisseuses condamnées. En 1616 Paul Pierrel racontait à ses juges comment invoquer les démons. La population rurale craint une contagion et la violence semble la bonne réponse. Il suffit d’une dénonciation de voisin envieux on d’une fausse rumeur pour que le prévôt fasse dénonciation. Apres enquête sur la famille et les fréquentations le procureur ordonne un interrogatoire verbal et une confrontation avec les témoins. Tout ça sans avocat pour ne pas qu’il soit aussi ensorcelé. Si l’accusé avoue rapidement on l’exécute dans les jours qui viennent. Dans le cas contraire le procureur le passe à la « question ordinaire ». Pour la Lorraine il y a deux méthodes, soit les membres de l’accusé sont étirés ont appel cela « l’échelle », soit on écrase à plat les mains ou les pieds avec une énorme visse à écrou appelé « grésillions ». S’il il ne reconnaît pas son lien avec le diable on passe à la question « extraordinaire » qui est la combinaison des grésillions plus de l’échelle, ou l’estrapade qui consiste à suspendre la personne par le bras avec un poids de 30 kg au pieds et on le laisse tomber au sol. Si il avoue on l’exécute dans les 3jours. Si il résiste se qui arrivait dans 1% des cas, le chirurgien remettait ses membres disloqués en place et il rentrait estropiés chez lui.

Les biens des suppliciés sont confisqués et vendus pour payer le bois du bûcher, les juges, le bourreau…Ces procès visaient beaucoup les sages-femmes et les guérisseuses au savoir ancestral. Finalement on se rend compte que ces histoires de sabbats, de messes noires et de sacrifices dans les Vosges ne sont que des légendes inventées par l’église pour diaboliser les survivances des croyances païennes de l’Europe.
J.E
10:19 Publié dans Histoire, culture et identité vosgienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sorcière, vosges, magie;sorcelerie, histoire vosges
03.12.2007
Culâ
Il y a dans le massif des Vosges un être malfaisant appelé « Feignes » qui hante les sites marécageux des Vosges depuis l’aube des temps. « Culâ » est un maître fourbe qui apparaît aux voyageurs égarés. Cet enjôleur peu prendre mille formes, mais on le trouve souvent sous la forme d’une boule de feu. Toujours en mouvement ce traître ne cesse de vous harceler pour attirer votre attention. Il vous invite à le suivre dans le seul but de vous de vous faire tomber dans un gouffre ou de vous voir enlisé au fond d’un étang. En effet cet esprit malsain et moqueur donne l’apparence de l’eau à la terre et l’apparence de la terre à l’eau pour induire le passant en erreur. Si celui-ci ne lâche pas l’affaire et continu de voler autour de vous. Ne tentez pas de l’attraper car cet être est insaisissable, il s’évapore pour se reformer autre part. La seule et unique façon de s’en débarrasser est de simplement prononcer des insultes à son égard. Culâ ne supportant de se faire insulter, se précipitera dans la première flaque qu’il trouvera. Pour finir on assiste au spectacle étrange d’une multitude de petites flammes de toutes les couleurs qui se forment autour de la flaque avant de s’éteindre. On appelait jadis la lampe à huile Culâ.
22:36 Publié dans Histoire, culture et identité vosgienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vosges, légende, cont, histoire, vosges d'abord, identité, montagne
06.11.2007
Quelques mots d’chez nous !
Quelques mots d’chez nous !
Mémère et Pépère : la grand-mère et le grand-père
Tantan et Nonnon : tata et tonton ou la tante et l’oncle
Une rôpée : une punition
La chanâte ou la Chânette : le chéneau
Toquer à la porte : frapper à la porte
Avoir mal le bras : avoir mal au bras
Se mettre assis : s’asseoir
Un rase-motte : quelqu’un de petit
Faire la pote : bouder
Une fille peute : une fille pas jolie
Etre beuloux : avoir des problèmes de vue
Schmequer : sentir mauvais
Avoir les sangs retournés : être choqué
Un rechange : un vêtement propre
Aller au dentiste : aller chez le dentiste
Un goulafre : un goinfre
Aller au Schloff : aller au lit
Comment qu’c’est gros : comment vas-tu (amical)
Avoir des chaurées : avoir des montées de chaleur
Beugné : abîmé
Se prendre une beugne : se prendre un coup
Des brimbelles : des myrtilles
Des jaunottes : des chanterelles
Chouille : rendez-vous convivial
cheuler : boire à foison
Schlass : couteau. Désigne également l'état second consécutif à une nuit de chouille : "Ch'uis complètement schlass"
Beûgner : abîmer
Schmerres : cigarettes, clopes ! "J'vais m'fumer une schmerre! "
Le : habitude vosgienne qui choque fréquemment les personnes étrangères à ce parler et qui consiste à mettre un article devant les prénoms, un vosgien ne dit pas "Tiens j'ai croisé François au marché", mais "J'ai vu le François »,
Quiche : tarte aux oeufs et au lard, typiquement lorraine.
Vosges: vastes espaces boisés, parfois montagneux, peuplés de rudes indigènes au parler massif et aux coutumes résolument terriennes.
Schneck : escargot ou pain au raisin, peut aussi désigner l'organe féminin.
Clanche : poignée de porte, il existe aussi le verbe clancher (ouvrir la porte)
18:57 Publié dans Histoire, culture et identité vosgienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : patois, vosges, identité, langue




