21.06.2009

moeurs vosgiennes

La mort

Dans l’ancien temps, la mort d’un membre de la famille s’annonçait par divers présages : chiens perdus, chats noirs, chouettes et oiseaux de mauvais présages. Dans l’est des Vosges il était de coutume lors du décès d’une personne d’arrêter les horloges et de recouvrir les miroirs d’un voile de peur que l’esprit du défunt s’y cache. Une autre coutume veut que l’on brule la literie des défunts à la croisée des chemins, tout en observant la direction de la fumée qui atteindra la maison du prochain mort. Autrefois dans certaines régions on glissait une bille est un liard dans la main de l’enfant mort lors de sa mise en bière. Au 18eme siècle dans le secteur de Remiremont on déposait de la nourriture sur la tombe du mort. Une veille coutume Lorraine consistait à prendre une poignée de terre et de la jeter sur le cercueil dans la fosse. Des superstitions fortement critiquées par les hauts représentants du clergé.

Au retour des obsèques les personnes venues des villages alentours sont invités à un repas avec la famille. Lors de ces repas les conversations gaies et bruyantes vont bon train, au point qu’on se demande si c’est un repas de noces ou de funérailles. Loin d’être une offense pour le mort ou les proches, ses réunions permettent de revoir la famille et d’évoquer la vie du défunt.

Certaines personnes se sentant proche du trépas n’hésitaient pas à prévoir les détailles du repas de leurs propres funérailles. La mort est perçut avec une certaine philosophie par les campagnards est parait moins austère qu’en ville. Peut-être à cause du train de vie de ces gens habitués à une existence de labeurs et de sacrifices.

Commentaires

Très bon! Encore !

Ecrit par : Aetius | 05.07.2009

Très bon! Encore !

Ecrit par : Aetius | 05.07.2009

Ecrire un commentaire